Le sous-titrage et le métier de sous-titreur

2 novembre 2020

Le sous-titrage : une profession à part entière.

Le sous-titrage exige de solides compétences en traduction ainsi qu’une sensibilité certaine au son, à l’image et au rythme. Bien sûr, l’aisance dans une langue étrangère (adaptation, synonymie, compréhension à l’audition, culture générale) est cruciale. Il n’existe pas de formation type. Toutefois plusieurs universités proposent des Masters de traduction spécialisés ou des filières de langue incluant des spécialisations en traduction. Par ailleurs, des établissements comme l’ESIT (École Supérieure d’Interprètes et de Traducteurs) ou l’ISIT préparent également au métier.

À ne pas confondre avec le doublage, l’interprétariat ou la langue des signes, le sous-titrage est un travail de longue haleine qui possède ses propres caractéristiques. Il ne consiste pas seulement à écouter un texte et le traduire. Fort heureusement, les vidéos possèdent souvent des scripts. Ainsi, le travail du sous-titreur est grandement facilité. C’est d’ailleurs généralement la norme quand un client veut que ses sous-titres soient traduits dans plusieurs langues de façon cohérente.

Le sous-titrage suppose l’application d’un certain nombre de règles précises. Chaque client peut avoir des exigences différentes concernant la syntaxe, la manière d’épeler certains mots, l’application d’italiques ou non, etc. Comme pour tout, le métier s’apprend, et ça n’a rien de bien sorcier. Les choses se corsent lorsqu’on entre dans les détails du nombre de caractères par ligne et par seconde. En effet, la vitesse à laquelle les sous-titres défilent doit être adaptée à la vitesse de lecture moyenne du spectateur : ce sont les caractères par seconde (CPS). En outre, le format doit être facilement lisible. Ainsi, le nombre de caractères par ligne (CPL) affichée est généralement limité à une quarantaine. 38 pour les uns, 42 pour les autres, c’est une limite absolue à ne pas dépasser. Il faut bien souvent faire preuve d’une grande inventivité pour condenser le texte sans perdre en substance.

Par ailleurs, il va de soi que le style adopté doit être soigné et que le contenu traduit doit être adapté au public cible. Il n’est pas rare que les dialectes et les différents niveaux de langage donnent du fil à retordre aux traducteurs. Traduire des jeux de mots n’est pas non plus tâche aisée, surtout lorsqu’il n’y a pas d’équivalent dans la langue cible.

Outre le sous-titrage « simple » décrit ci-dessus, le sous-titreur peut avoir affaire à des demandes différentes. L’une d’entre elles, assez particulière, est le sous-titrage pour sourds et malentendants. Il possède ses propres règles et nécessite une sensibilité accrue de la part du traducteur. Il faut être attentif aux personnages qui parlent, à l’inclusion des bruitages nécessaires, tout en appliquant des limites strictes pour le nombre de caractères.

En guise de conclusion nous pouvons dire que le sous-titrage est bel et bien la spécialité d’un certain nombre de traducteurs professionnels à travers le monde, ce qui contraste avec les idées reçues dont fait l’objet ce métier. En effet, il s’agit d’un métier exigeant et rigoureux, malgré ce que l’on pourrait penser de prime abord.

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